Cotiser au REER peut réduire le revenu imposable de l’année et reporter l’impôt sur le rendement jusqu’au retrait. La meilleure décision n’est toutefois pas toujours de cotiser le maximum ni de demander immédiatement toute la déduction. Le taux d’imposition actuel, le revenu prévu, les autres régimes et la liquidité doivent être comparés.
Un REER est d’abord un outil de retraite. L’économie d’impôt initiale est utile lorsqu’elle s’inscrit dans un plan de décaissement cohérent, et non lorsqu’elle sert seulement à obtenir un remboursement à court terme.
Partir du droit réel indiqué par l’ARC
Le droit de cotisation dépend notamment du revenu gagné de l’année précédente, du plafond annuel, des droits inutilisés et des ajustements liés à un régime de pension. Le montant disponible figure sur l’avis de cotisation ou dans le dossier de l’ARC et devrait être vérifié avant tout versement important.
Une cotisation excédentaire peut entraîner un impôt mensuel. La marge technique parfois disponible ne constitue pas une déduction supplémentaire et ne devrait pas être utilisée comme stratégie courante. Les cotisations à un REER personnel et à un REER de conjoint utilisent le même droit du cotisant.
Distinguer la cotisation de la déduction
Une cotisation admissible peut être faite et la déduction reportée à une année future. Cette option peut être pertinente lorsque le revenu est temporairement faible et qu’une hausse importante est prévue. Il faut toutefois comparer le bénéfice du report avec le coût de ne pas utiliser la déduction maintenant.
Les cotisations effectuées dans les 60 premiers jours de l’année doivent être déclarées dans la déclaration précédente, même si la déduction est reportée. Une omission peut créer des écarts entre les reçus, les droits disponibles et les montants reportés.
Choisir entre REER, CELI et remboursement de dette
Le REER est souvent attrayant lorsque la déduction est obtenue à un taux plus élevé que le taux prévu au retrait. Le CELI offre plutôt des retraits non imposables et une nouvelle marge après un retrait. Une dette à taux élevé peut parfois constituer la priorité la plus rentable et la moins risquée.
Le choix dépend aussi de l’accès aux prestations, du régime de retraite, de la stabilité du revenu et de l’horizon. Un travailleur autonome sans régime d’employeur n’a pas nécessairement la même allocation qu’un salarié couvert par un régime à prestations déterminées.
- Taux d’imposition actuel et futur estimé.
- Liquidité nécessaire avant la retraite.
- Dette, taux d’intérêt et calendrier de remboursement.
- Prestations et crédits influencés par le revenu net familial.
Préparer les retraits et le REER de conjoint
Les retraits ordinaires sont imposables et soumis à une retenue qui ne représente pas nécessairement l’impôt final. Le Régime d’accession à la propriété et le Régime d’encouragement à l’éducation permanente ont leurs propres conditions et calendriers de remboursement.
Un REER de conjoint peut équilibrer le revenu de retraite, mais les règles d’attribution doivent être considérées si des retraits surviennent peu après les contributions. Un départ du Canada ajoute aussi des retenues de non-résident et une analyse de convention fiscale.
Transformer le remboursement d’impôt en stratégie
Le remboursement provenant d’une cotisation peut être réinvesti, utilisé pour réduire une dette ou réservé aux acomptes futurs. Notre service de déclaration d’impôt personnel et notre page de planification fiscale permettent d’intégrer la décision au reste du dossier.
Impôts Ici peut comparer le montant et le moment de la déduction selon votre revenu. Pour faire préparer une projection REER, communiquez avec notre équipe.

